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Fin de weekend.

Pour ce billet tardif du dimanche soir,  l’expérience de cette journée illustre très bien le résultat de la somme des petits pas effectués depuis ces 4 dernières années.

“Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas.”Lao Tseu.

 

Voile sombre

Quand nous traversons une épreuve, nous sommes assaillis par toutes sortes d’émotions négatives, obsessionnelles et inconfortables.

Notre vision du monde est filtrée à travers notre voile sombre. 

Tout change dans notre regard, notre façon de penser, même nos relations avec les autres et nos proches.

Je ne me rendais pas compte à quel point je projetais sur certaines personnes mes frustrations et mes colères : 

    • Je vivais une période compliquée, pourquoi ne pouvaient-elles pas le comprendre et m’aider davantage ? 
    • J’étais fatiguée, comment pouvait on encore me solliciter ?
    • N’y avait-il pas un air de reproche dans cette phrase ?

De toute façon, à mes yeux, je n’étais plus ni respectable ni responsable, parce que j’avais échoué. 

Et je croyais qu’on me renvoyait cet échec dans la figure à tout moment.

Cette rancœur et cette amertume, je les ai nourries pendant une longue période au point d’abîmer des relations importantes.

Cela peut entraîner des disputes explosives, voire des ruptures définitives.

 

Méditer, c’est long.

On dit que la souffrance nous fait faire n’importe quoi.

Ce n’est pas faux.

Aveuglés par la douleur ou la honte, nous interprétons mal les choses et les gens. L’insouciance des autres nous irrite, nous envions leur liberté ou leurs “facilités”.

Sortir de cette spirale négative demande du temps  : apprendre à accepter de changer d’abord son propre regard sur soi.  

Surtout ne pas attendre ni exiger que les autres modifient leur comportement envers nous.

Plusieurs méthodes ou approches permettent de sortir de cette voie sans issue : pour ma part, j’ai essayé  la méditation.

En soi, c’est déjà une longue route  : on ne médite pas en 48h !

On découvre, cela prend forme et évolue à chaque séance. 

J’aime cette histoire que l’on raconte pour montrer l’empressement de l' »apprenant » à aller plus vite que la musique :

Un élève interroge son maître :  “Maître, combien de temps me faudra-t-il méditer pour atteindre la sérénité ?» Après un silence, le maître répond : «trente ans.»

 L’élève est surpris : «En fait, c’est trop long. Et si je travaille 2 fois plus, le jour et la nuit ?» 

Après un silence plus long que le premier, le maître répond : «alors, cinquante ans…»

 

Pour ma part, j’ai surtout appréhendé l’accueil du flot de mes pensées.

Reconnaître celles positives ou heureuses (rares à ce moment-là) des pensées épineuses et angoissantes. 

Méditer ne signifie pas s’asseoir et rejeter d’un revers de main les mauvaises pensées. L’exercice est plus complexe. 

 2 choses m’ont interpellée pendant mes premières séances  :

    •  j’ai pris conscience de l’importance de la respiration.
    • L’énorme difficulté à me concentrer tant mes pensées s’agitaient en moi et qu’elles étaient en dehors de mon contrôle.

 

Je ne suis pas une méditante pratiquante.

Mais j’aime essayer de méditer. Et j’aime ça.

J’apprends, en toute modestie, à considérer certaines de mes pensées (celles qui me minaient l’humeur et le moral ) comme étant dissociées de ce que je suis : “mes pensées ne sont pas moi. “

    • Au fur et à mesure, j’ai défait le tricot de mes perceptions noueuses. 
    • J’ai accepté que ma vérité n’était pas la Vérité, 
    • J’ai aussi lâché prise en reconnaissant ma rancœur et mon amertume. 

 Par de multiples attentions, je fais en sorte – toujours aujourd’hui – à ne pas me laisser attraper par mes pensées.

 

Changer le regard.

Aujourd’hui, je porte un regard différent sur les autres et leurs manières de faire ou d’être. J’évite le jugement, le reproche, l’interprétation.

Mais je ne réussis pas toujours, mes filtres reviennent parfois.

Mais j’en ai conscience, leur emprise est moins forte. Je sais que je peux travailler dessus.

 Hier, lors d’une discussion, une amie a fait une réflexion concernant mon travail. Je n’ai pas saisi si c’était une critique ou un compliment. Je n’ai pas cherché à en savoir plus, j’ai laissé cette pensée s’évanouir tranquillement. 

Avant, mon égo aurait flashé sur l’option de l’ironie et j’en aurais voulu à cette personne.

Pour rien.

Aujourd’hui, je suis tellement heureuse d’avoir rétabli des relations chaleureuses avec une personne de mon entourage que j’aime beaucoup mais sur laquelle j’ai projeté beaucoup de colère et de déception.

C’est mon grand pas du jour, suite à une multitude de petits pas :  de tentatives de méditation en prise de conscience, je parviens à mobiliser davantage mes ressources positives. 

 

Tu as déjà essayé de méditer ?

Comment as tu renoué avec des personnes que tes pensées négatives avaient fait fuir ?

 

Au suivant !

A demain. 

 

 

Rosemary

Bienvenue dans BE Bottes ! Je suis Rosemary, orchestratrice de ressources pour rebondir dans une nouvelle étape de vie à 50 ans ! Il n'y a pas d'âge pour une belle régénération ! BE Bottes ! : mon mantra d'énergie positive pour une seconde partie plus belle que la première ! Bienvenue !

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