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Du temps pour TOUT

 

Cela fait des semaines que j’ai du temps chez moi.

Moins de contraintes horaires, moins d’obligations, plus de liberté à faire ce qui semble important pour moi et ce qui me fait envie.

Dormir plus.

Marcher davantage.

Cuisiner mieux.

Lire beaucoup.

Écrire longtemps.

Entretenir chaque jour mon chez-moi.

Me détendre sans compter.

Vivre sans m’arrêter.

Sur ce dernier point je suis d’accord : « sans m’arrêter »

Ce n’est pas forcément un avantage !

 

 

L’idée fausse quand on a du temps c’est de croire qu’on en a plus que les autres.

 

Le piège idéal : penser qu’on a TOUT le temps pour TOUT faire. 

Te voilà partie à dresser une to-do-list d’enfer de ministre, en omettant un point : tu n’as pas une armée de chargés ministériels auprès de qui déléguer toutes ces tâches.

Non, tu es Madame la Ministre, avec le pouvoir de gérer ton portefeuille de tâches toute seule ! Débordée, tu le deviens vite. Mais, tu as le temps, n’est-ce pas ?

Certes tu as une vision globale sur ton ministère.

Tu maîtrises ce que tu veux accomplir… sauf ton temps, malheureuse !

Et ton énergie.

Ton seuil de résistance commence à frémir : tu enchaînes sans relâche, action sur action.

Rappelle-toi : tu en es capable, tu as TOUT le temps.

Et comme si ton insouciance ne suffisait pas, les autres en rajoutent :

Puisque tu es à la maison ; tu peux faire ; fais-le pour moi ! »

 

Comment leur expliquer ce que moi-même je ne mets pas en pratique : la gestion du temps. En fin de compte, cette expression me rebute. Trop calculatrice, trop technique pour des personnes spontanées comme moi. Et aussi trop culpabilisante.

Cependant, cette question de perception et d’organisation de notre temps, est centrale : que faisons-nous de nos 1440 minutes quotidiennes ?

 

Tout faire, tout dire, tout ranger, tout lire, TOUT, quoi ?

 

TOUT est-il l’objectif ?

 

 

Vraisemblablement pas.

Parce que TOUT n’existe pas.

TOUT est un ensemble de choses qui débordent sans arrêt, qui s’ajoutent, se renouvellent, disparaissent et réapparaissent à l’infini.

Donc avec le TOUT, on s’épuise. 

Je voudrais TOUT dire en une heure, donc je passe et je zappe.

Je veux TOUT faire pour avoir le temps de me reposer.

Je veux TOUT garder pour ne rien perdre.

 

Dans ces phrases, perçois-tu comme moi la notion de l’impossible ou du paradoxe ?

 

 

Faire moins mais mieux

 

Que convient-il de faire de son temps ?

Réponse : choisir ce qu’on en fait.

Sélectionner ce qui nous est prioritaire, essentiel et important, là maintenant, pour aujourd’hui et un peu déjà pour demain.

Chaque période de temps est à composer de tâches spécifiques, pertinentes avec nos priorités du moment.

Et si tout te semble prioritaire, dis-toi bien que tu ne sais pas définir tes priorités.

C’est devenu très clair pour mois, ces derniers mois.

J’ai dû lever le pied pour pouvoir rebondir. 

Reconsidérer un tas de variables temps :

Je ne peux pas, puis, je ne veux pas TOUT faire.

Dès lors, relativiser mes attentes, définir à plusieurs reprises mes priorités, renoncer à certaines idées…

Il vaut sans doute mieux faire moins mais mieux, non ?

 

 

Désormais, mon temps compte pour moi.

 

Parce que je sais très bien où m’a emmenée ce TOUT : vers l’abîme et l’anéantissement de beaucoup d’efforts. 

Voudrais-je recommencer les mêmes erreurs pour arriver aux mêmes résultats ?

Ainsi, ce temps du présent, je le chéris, je le cajole.

Je ne le presse plus.

J’essaye de le remplir avec le plus de qualité possible, et de temps à autre avec rien.

Car je l’aime mon temps, je suis avec lui. Je ne cours plus après…

Parfois le syndrome de perfection me rattrape : je tente de tout faire rentrer dans une case.

Bien sûr, ça dépasse ! 

En gardant à l’esprit que mon temps est une denrée précieuse à ne plus gâcher en pure perte ou en médiocrité, je parviens à mieux réagir à la pensée séduisante mais douloureuse de TOUT faire.

Je n’ai pas de conseil à te donner, seulement à te partager ma perception des choses dans ma démarche de rebondir : en accordant du temps disponible, je veux vivre ce moment avec le plus de sens et de plaisir possible.

On n’a qu’une vie. Et plusieurs parties.

Dans la première partie de ma vie le temps ne comptait pas, il semblait infini

Dans la seconde partie de vie, le temps commence vraiment à compter pour moi.

Désormais, il compte pour de bon !

 

 

Au suivant !

À demain. 

 

 

À toi !

 

    • Quand tu te sens débordée par toutes tes obligations et priorités, comment procèdes-tu pour gérer ton emploi du temps ?

    • As-tu déjà consacré beaucoup de temps inutile sur quelque chose ? Quelle leçon as-tu apprise de cette expérience ?

 

Rosemary

Rosemary

Rebondir après des coups durs et ouvrir une nouvelle étape de vie à 50 ans ! Il n'y a pas d'âge pour une belle régénération ! BE Bottes ! : mon mantra d'énergie positive pour une seconde partie plus belle que la première !

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