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BE BOTTES !

Rebondir et entreprendre une belle seconde partie de vie !

À trop en faire, on se perd !

 

Ça s’appelle dispersion ou procrastination ou hésitation … 

Peu importe, c’est du grand brassage d’air.

Bonne nouvelle :  c’est utile ET indispensable !

C’est l’étape par laquelle je suis passée ces 2 dernières années.

Au moment de rebondir dans ma vie professionnelle après un sacré coup dur, dans une vulnérabilité assez élevée, je me suis lancée corps et âme dans une tornade folle : m’en sortir vite et bien.

Je sors à peine de cette spirale infernale du “trop, beaucoup, partout, tout le temps « .

Ça m’a usée, mais contre toute attente, j’en suis sortie plus sereine et plus forte.

Ainsi, se perdre serait la seule voie pour avancer ?

La seule, je ne pense pas, mais elle en est une, assurément.

Quand on a besoin de rebondir, on embrasse sans le savoir, ni même s’en douter, un nouveau chemin semé d’incertitudes et d’espoirs fous. C’est la jungle.

On doit traverser cette forêt dense pour aller sur l’autre versant de la montagne qu’on s’apprête à gravir, alors qu’on est très mal chaussé.e :

  • croyances, 
  • poids du passé,
  • peurs, 
  • « on m’a dit… » 
  • « il faut que … »
  • autosabotage 

Dans un moment où nous nous sentons fragiles car l’échec n’est pas une option, nous nous sentons obligé.es de bien faire, : flux de messages contraignants qui mettent une certaine pression.

Pour se redresser, si possible avec dignité, on va courber le dos sous le poids des informations, des injonctions, des formations, des discussions…

Une période intense où l’on découvre et l’on ingurgite beaucoup.

On se « remplit » de tout ce qui passe sous nos yeux, en pensant que cela va éteindre le feu de nos angoisses : 

  • On touche à tout, 
  • On va partout, 
  • On lit tout, 
  • On écoute tout, 
  • On se forme à tout…

On s’épuise à tout !

Anticipation exténuante

 

À une période donnée, je consommais des formations toute la journée sur plusieurs sujets divers. 

Ma to-do-list en formations et en lectures était très longue.

J’aimais cela.  Je me sentais  » occupée », prête à emmagasiner des tonnes d’infos qui me seraient utiles pour ne surtout pas commettre d’impairs.

Je n’avais pas le droit d’être imbécile, toutes ces infos étaient à portée de mains et à certaines occasions, de mon porte-monnaie.

C’était comme passer sa journée en réunion dans mon ancien environnement de travail : la réunionite aigüe des équipes « supports » . Blabla descendants, power point soporifiques, temps qui passe et pendant lequel on ne produit rien, on n’expérimente ni n’échange la moindre petite action.

Même s’il reste des fragments intéressants comme un effet de tamis sur toutes ces info -formations, on s’étourdit dans ce grand tourbillon où tout le monde a finalement sa solution aux problèmes qu’on n’a pas encore mais qu’on pourrait avoir un jour si on ne suivait pas ces modules. 

Ok ! on anticipe ! C’est rassurant.

Mais c’est exténuant !

Quand le vertige se dissipe, que les pieds touchent de nouveau le sol, on fait le tri de tout ce qu’on ne gardera pas.

On comprend qu’au final, on va conserver peu de choses : quelques livres, quelques notes, quelques références. L’essentiel, les bases et ça suffit.

Mais il aura fallu passer par ce stade du grand tout, pour en récolter la substantifique moelle !

Je suis une grande conservatrice dans l’âme.  Avec mon leitmotiv : “au cas où j’en ai besoin, je garde”. Je sais très bien accumuler !

Désormais, j’en viens à me défaire de choses que j’estime ne pas devoir ni pouvoir me manquer.

On a pataugé en surface, mais on a bien travaillé dans le fond.

 

On constate aussi que l’on s’est forgé une nouvelle vision bien à soi en analysant, croisant, expérimentant toutes les données, leçons ingurgitées.

Au bout du compte et du temps passé, de quelques semaines à quelques mois, 1 an, 2 ans, (question de rythme propre à chacun ! et selon l’étendue des besoins !), on a travaillé sur :

 

1 – la sélection des informations et de leurs sources.

On sait quel type ou quelle source d’information nous convient. Newsletters, magazines, podcasts, livres, comptes à suivre sur les réseaux : on n’est plus dans la quantité mais davantage sur la qualité et le bénéfice perçu.

Pour ma part, les livres sont mes supports de prédilection, les newsletters et les podcasts sont mes nouveaux médias. Mon temps est précieux. Je ne peux pas tout lire ni tout écouter, j’ai donc sélectionné avec précision, quitte à modifier plus tard.

 

 

2 – La qualification de sa présence sur les réseaux sociaux.

 

Où, comment et quoi communiquer ?

Au début, c’est la grande marée bruyante ! Tant de monde qui parle de tout et de rien, quelle est notre place ?

Alors, on prend pour modèle des choses qui nous semblent bien (critères de reconnaissance sociale : des likes, un nombre de followers…), on tente une pâle imitation. On consomme beaucoup d’heures et d’essais pour parvenir à un résultat somme toute entre un amateurisme avancé et un professionnalisme perfectible !

Or, au bout du compte, ce n’est pas un « imitation game. « 

À vouloir copier, on ne fait rien d’authentique … mais on s’entraîne à trouver notre propre voix qu’on a tue et parfois oubliée, juste pour faire comme tout le monde.

Certains adorent le social media, d’autres le redoutent.

Tout ne se passe pas sur les réseaux, mais bien des choses peuvent s’y dérouler ! 

 

Pour ma part :

Je pense avoir trouvé mes voix sur Instagram et Pinterest, Linkedin également.

Ce qui prenait des heures auparavant est plus rapide et maîtrisable aujourd’hui.

On se prend moins la tête sur les likes, les algorithmes, les hacks, les buzz… On s’en fout.

On est plutôt arrivé à une forme mature d’authenticité.

On sait qu’on n’a pas besoin de parler à tout le monde, mais juste à quelques personnes qui apprécient ou ont besoin ou sont curieuses de ce que nous faisons ou montrons.

 

 

3 – Sur sa confiance en soi.

 

On est moins à se jeter sur tout ce qui passe sous nos yeux, toutes ces sollicitations à tour de bras. On se sent moins dans le “besoin fort”, moins :  » Je ne dois pas rater ça. »

On se connaît un peu mieux au bout du compte :

  • Comment on réagit à tel type de discours ou de présentation,
  • Comment on retient ou pas certaines infos,
  • Ceux qui nous influencent de façon positive,
  • L’alignement avec nos valeurs, nos envies.

C’est comme si on avait fait le tour et qu’on se dit : OK, je vois, j’ai le choixà présent.

4 –  La Vision.

 

On ne cherche plus à se comparer aux autres, à faire comme tout le monde ou comme la tendance le recommande à coups de rappels et de modèles :

  • Danser sur des reels d’Instagram pour faire grimper les likes.
  • Parodier des scènes de films ou de dessins animés.
  • Faire des remix pour une chorégraphie à la mode.

Des publications très chouettes, touchantes ou rigolotes sont diffusées.

Mais est-ce une raison pour se sentir obligé d’en faire autant ?

Bien sûr que non.

Le résultat est d’ailleurs contre-productif de faire des choses qui ne nous sont pas spontanées.

 

 

5 –  Le développement de ses ressources.

 

Ce tour d’horizon de possibilités, de méthodes, de points de vue, de concepts nous permet de piocher ceci ou cela qui nous convient à présent.

La seule ombre : cette compréhension n’est pas instantanée ! Elle vient à la fin du processus du tourbillon. C’est là qu’on commence à saisir quelles sont les ressources que nous allons conserver car utiles pour nous, devenues familières et donc agiles.

 

On conserve des outils, des manières de faire, des approches, des types de mindset qui viennent renforcer notre mallette. C’est bien.

 

Pour ma part : 

  • J’ai mon outil de prise de notes et un autre pour ma communication 
  • Carnet de gratitude et carnet d’intuitions sont mes rituels hebdomadaires.
  • Un exercice de « Modèle intentionnel  » pour me donner l’élan et la clarté de ma vision pour le mindset. (Issu du programme de coaching de Chloé Dussolier de Oui, Change ma Vie)
  • Mes mantras ou mes citations motivantes et les cartes Ho’oponopono au quotidien pour la motivation du moment
  • Une plage de liberté créative plusieurs fois par semaine : atelier DIY, challenges perso, expérimentations, défouloir !
  • Des formations très spécifiques pour créer et développer mes activités, un accompagnement au sein d’une coopérative d’enterpreneurs.

C’est déjà pas mal ! C’est beaucoup moins que tout ce que je m’étais imposée auparavant.

 

6 – Le relationnel

 

On nous dit : surtout ne pas rester seuls, on est des animaux sociaux, on s’épanouit dans les échanges, le contact.

Comme on ne veut pas faire d’erreurs, on se dit qu’on ferait bien de se trouver un clan sympa, pour apprendre et se développer ensemble.

On y croit, messages de bienveillance et expressions enflammées dans des intégrations dignes du Stade de France …, et qui s’assagissent, voire s’éteignent quelques semaines plus tard.

On nous répond : c’est à vous d’entretenir la flamme.

Ce n’est pas faux.

Mais ce n’est pas le fond du problème.

On a toujours vanté mes qualités relationnelles, mon côté sociable, même si je revendique une forme d’indépendance qui me rendrait plutôt insulaire que citadine !

Alors, j’ai tenté l’expérience au sein de 3 groupes

« Viens, tu verras, tu ne seras plus jamais seule, développement assuré, cohésion garantie, et cercle chaleureux. »

J’y ai bien rencontré des personnes très sympas, des “animateurs” volontaires et  enjoués, mais il n’y a pas eu de liant pour moi.

Ça n’a pas fonctionné parce que la promesse n’était pas tenable, parce que l’hétérogénéité ne fonctionne pas si on ne la travaille pas, parce qu’il y avait aussi de ma part soit trop d’enthousiasme, soit trop de réserve, même si j’ai tenté de jouer le jeu.

L’amitié ne se commande pas. Les ententes ne se téléguident pas.

 

 

7 – Modérer son enthousiasme pour canaliser son énergie.

 

J’ai appris ainsi à modérer mon enthousiasme, pour ne pas le consumer d’un coup et laisser place trop tôt à l’amertume des déceptions.

Je crois que j’en voulais trop ! Mais ce n’est pas grave, j’ai tenté et je me suis fait ma raison.

Les groupes : très bien pour ceux qui en ont besoin.

J’ai cru en avoir besoin, pour m’aider à me développer, grandir.

Pour partager au sein d’un noyau dur de personnes solidaires, ouvertes d’esprit, motivantes, mes doutes et mes questionnements ; pour apporter aussi écoute et soutien et davantage.

Je sais à présent que mon mode de fonctionnement n’est pas optimum en groupe, je suis une solitaire dans mes actions en coulisses, souriante et sociable sur la scène.

Essayer : voilà le principal !

On voit qu’il existe autant de manières de rebondir ou d’aborder la création d’une activité indépendante que d’êtres humains.

Il nous appartient de nous faire notre propre expérience.

C’est notre nouvelle école.

On s’égare, on se trouve et on avance.

 

Ce grand bazar est formateur. 

Donc chronophage.

On n’assimile pas certaines leçons de vie en un claquement de doigts.

Et chacun à son rythme. 

 

 

Chaos indispensable pour apprendre à mieux se connaître, à se débarrasser de certaines de ses croyances limitantes, pour aller chercher au fond de soi ce qui nous rend uniques et désirables, pour aller « travailler  au coeur » ses envies, sa vision.

Pour enfin choisir ce qui nous convient au plus près de nos voeux.

J’ai beaucoup plus  appris en commettant des erreurs, en me dispersant avec fougue et douleur, en me trompant sur mes besoins, ressources ou méthodes que si j’avais eu une parfaite notice de montage de meubles ou un plan d’actions en 10 étapes automatisées. 

 

Je me suis pas mal sermonnée :

Fais-en beaucoup, encore plus, note tout, lis tout, garde tout, pour avancer très vite sans aucune faute.

À présent : un petit, moyen ou grand pas de plus chaque jour, quoiqu’il m’en coûte. 

Comme un coaching sportif : une petite victoire chaque jour.

Une erreur : c’est un moyen d’apprendre. 

Le temps : chaque chose arrive quand il convient.

Un pas de plus : c’est le seul moyen d’avancer. 

Même si je vois toujours la ligne de départ, je me sens plus sereine pour avancer, plus authentique aussi pour me faire confiance, plus ouverte aux opportunités, plus consciente du pouvoir de l’échec.

Je n’ai donc pas perdu 2 ans, j’ai investi pendant 2 ans.

Et je me suis trouvée.

Maintenant, j’avance.

Rosemary

Rebondir après des coups durs, après des expériences non satisfaisantes et des désillusions, c'est ma démarche actuelle à 50 ans passés. Pas après pas, d'échec en réussite, de remise en question en pratique, je considère cette nouvelle étape comme une autre naissance. BE Bottes ! est mon mantra d'énergies positives pour une seconde partie plus belle que la première !

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